Flower Essence Society – Douze fenêtres pour percevoir l’essence d’une plante

Un article de Richard Katz et Patricia Kaminski pour la Flower Essence Society
Traduction et adaptation personnelles

[…] A travers notre recherche au sein de la Flower Essence Society, nous avons identifié douze fenêtres de perception des qualités d’une plante. Chacune de ces fenêtres dévoile une autre dimension d’information au sujet de la plante, mais la sagesse que nous recherchons est plus grande qu’un simple listing de toutes ces perspectives. Nous devons « re-visionner » et « re-voir » ces différentes perceptions comme un tout vivant afin d’apprécier l’essence d’une plante donnée.

 Les douze fenêtres ne sont pas divisées de manière cloisonnée. Elles opèrent plutôt comme un kaléidoscope, chaque perspective est unique, mais avec des couleurs changeantes et des structures qui sont reliées les unes aux autres et se construisent les unes à partir des autres. Pour telle plante, certaines fenêtres seront plus signifiantes ; tandis que d’autres fenêtres apporteront peu d’information. Néanmoins, c’est uniquement en considérant systématiquement la plante à partir d’un spectre complet de perspectives que nous pouvons espérer gagner une véritable connaissance de ses caractéristiques les plus subtiles.

 

1. Forme et gestuelle

Les qualités des plantes deviennent particulièrement perceptible lorsque nous tentons de les dessiner. Si on tâche de dessiner chaque partie de la plante, cela peut être une expérience frustrante et pénible. Mais en cultivant une attention pleinement consciente, vient le moment où nous « voyons » le geste essentiel de la plante – par exemple, la manière dont le pin s’élève de manière conique, révélant non seulement comme l’arbre s’exprime globalement mais aussi comme chaque groupe d’épines s’organise, et comment se forme les pommes de pin. Quand on capte la « signature » d’une plante, notre dessin devient beaucoup plus fluide et vivant car nous avons pénétré dans l’espace psychique de la plante, et nous communions avec elle.

Il y a d’innombrables formes et gestuelles qu’on peut reconnaître, dans chaque partie de la plante, de la racine à la tige, dans la feuille, dans la fleur ou le fruit. Nous pouvons démarrer par des distinctions rudimentaires qui deviendront de plus en plus riches au fur et à mesure que nous approfondirons nos perceptions. Les trois formes essentielles de fleurs sont particulièrement à considérer, comme le faisaient les alchimistes médiévaux. Ces formes sont la parfaite illustration des capacités de la plante à former un pont entre le soleil et la terre

* Forme en étoile : ces formes irradient vers l’extérieur, avec une symétrie et une géométrie bien définies. Globalement, on dira qu’elles sont « cosmiques » dans leur orientation. Généralement, la forme en étoile dans la fleur élève la conscience, apporte la lumière, l’harmonie et la synthèse. La plupart des formes étoilées parlent aux aspects spirituels et mentaux de la vie de l’âme.

* Forme en coupe : ces formes ont des courbes douces et créent des espaces intérieurs, ou des calices à l’intérieur de la fleur. Tandis que leur geste essentiel est ascendant, c’est comme si elles absorbaient la lumière, créant un contenant pour l’expérience de l’âme. Les formes en coupe guérissent les problèmes les plus basiques de la vie de l’âme, et aident à développer le potentiel de l’âme à se connaître elle-même. Elles évoquent une conscience sensible des qualités intrinsèques de l’âme, comme les sentiments profonds d’amour et de générosité nourricière.

* Forme en cloche : ces formes sont plus contractées et pointent vers la terre. De nombreuses essences de plantes faites à partir de ces fleurs sont adaptés au traitement de questions psychiques plus directement reliées aux organes physiques, ou aux émotions primales stockées dans les cellules du corps. Nombreuses sont les fleurs en forme de cloches qui sont cathartiques, stimulantes ou ancrantes. Elles aident l’âme à incorporer la dimension physique de la vie avec davantage de conscience.

Il existe de nombreuses variantes de ces trois archétypes, ainsi que de nombreuses autres façons d’observer la forme et la gestuelle. Cette première fenêtre est si primaire, que la plupart des autres fenêtres lui sont fondamentalement reliées. […]

2. Orientation dans l’espace, relations géométriques

Un des aspects importants de la gestuelle d’une plante est son orientation dans l’espace. Par exemple, la gestuelle verticale du tournesol ou de la molène indique des qualités individualisantes. Les plantes qui poussent sur un axe horizontale, comme celles qui s’étendent en long sur la terre ou qui poussent comme des vignes (comme le lierre ou le pois de senteur), contiennent fréquemment des qualités guérisseuses reliées à la dimension sociale – comment le « je » entretient ses relations aux autres. Des plantes qui se répandent en ne poussant non pas verticalement mais en embrassant la terre comme la violette ou l’alchémille résonnent avec des qualités de l’âme comme l’humilité et la capacité à intégrer l’identité individuelle dans le collectif.

Un autre aspect des relations spatiales correspond à la structure géométrique de la plante, en particulier de la fleur. Par exemple, la famille des roses est caractérisée par une forme en étoile à cinq pointes, une signature d’incarnation, tandis que la famille des lys arbore des fleurs en forme d’étoiles à six pointes, une signature de l’harmonie cosmique.

3. Famille botanique

Une fois qu’on a maîtrisé les perceptions fondamentales relatives aux formes et à l’orientation dans l’espace, le système de classification botanique peut servir d’outil plus précis pour l’étude de la morphologie de la plante. […] Bien que la plupart des botanistes n’aient pas eu une perception consciente des forces éthériques impliquées dans la formation de la plante, nous pouvons apprendre beaucoup de leurs observations riches et détaillées. A nous revient la tâche d’étendre la richesse de ces perceptions des sens à travers notre imagination, notre inspiration et, enfin, à travers notre intuition.

Durant nos recherches pour la Flower Essence Society, nous avons remarqué que connaître la famille botanique d’une plante est une clé importante pour comprendre ses propriétés lorsqu’on prépare une essence florale. il est possible de faire usage de toutes les autres fenêtres de perception en synergie avec cette dernière, qui offre un outil organisationnel pour voir les relations entre les plantes. Les familles botaniques sont suffisamment vastes pour qu’on puisse étudier différents exemples dans chaque famille et noter en même temps les points communs et toutes les variations.

Par exemple, au sein de la famille des lys (liliacées), nous trouvons des plantes aux bulbes aqueux, aux racines pauvres, avec des feuilles aux lignes simples, des fleurs en forme d’étoiles à trois ou six pointes. Ces plantes évoquent les origines aquatiques de la vie, et une harmonie cosmique qui a tout juste commencé à s’incarner. Néanmoins, il existe aussi beaucoup de variations au sein des lys. Le lys tigré, avec sa teinte orange et ses taches sombres […] est beaucoup  plus actif et terrestre que, par exemple, le lys blanc […] .

4.Orientation dans le temps : cycles journalier et saisonnier

Les plantes ne sont pas des êtres statiques ; elles doivent être observées à travers des cycles temporels afin que leur nature individuelle se révèle. Nous pouvons nous demander pourquoi l’ipomée s’ouvre dès le matin et se ferme à mesure que le jour progresse, tandis que le pavot de Californie est bien fermé le matin, et se dévoile à mesure que les rayons du soleil s’intensifie au fil du jour. Pourquoi l’onagre réagit de manière prédominante à la lumière de la lune, comme la nicotiana, qui révèle son parfum à la nuit tombée ? A côté du rythme quotidien, nous pouvons aussi examiner le rythme annuel saisonnier. C’est dans la nature du pissenlit de fleurir au début du printemps, tandis que le chrysanthème se retient de révéler sa fleur jusqu’à la fin de l’été ou le début de l’automne. Qu’est-ce que cela révèle au sujet des qualités d’âme de chacune de ces plantes ?

De plus, on peut s’intéresser au cycle de vie de la plante elle-même. Les annuelles ne vivent que durant la partie de l’année qui est favorable à leur croissance, puis leur force de vie disparaît dans la graine jusqu’à ce que des conditions favorables se manifestent à nouveau. Les plantes vivaces se reposeront peut-être une partie de l’année, mais l’essentiel de leur structure survit d’une année à l’autre. Certains, comme les oliviers ou les séquoias, pourront vivre pendant des siècles, ce qui exprime bien leurs qualités de force et d’endurance. Nous pouvons aussi considérer les arbres à feuillages persistants, qui sont moins sujets aux rythmes saisonniers que les feuillus. Quel message nous délivre le sombre pin avec son manteau toujours vert et sa forme imposante, par rapport au saule, qui se réveille à la période de Pâques avec ses chatons et ses membres souples ?

5. Relation à l’environnement

Le lieu où une plante choisit de grandir révèle beaucoup au sujet de ses qualités. Les plantes sauvages se développeront là où elles trouveront les conditions qui répondent à leur nature essentielle. Nous trouvons l’armoise argentée dans le dépouillement du désert. C’est une plante purifiante par excellence. Nous trouvons le penstémon dans les régions alpines les plus rudes, à des hauteurs supérieures à la dernière ligne d’arbres. C’est une essence qui aide à développer la force intérieure dans l’adversité.

Lorsque nous travaillons avec des plantes cultivées, il est important de considérer où ces plantes ont leur origine sur terre. Par exemple, sachant que la lavande et le romarin de nos jardins se développent le mieux aux moments les plus chauds de l’année, les étés méditerranéens très secs nous disent beaucoup au sujet de leurs personnalités en affinité avec la lumière et la chaleur.

6. Relation aux quatre éléments

Les plantes ne vivent pas seulement dans un environnement physique, mais aussi dans un environnement constitué de forces élémentales et éthériques. Les éléments tels que développés par les Grecs ne sont pas les « blocs de construction » moléculaires de notre tableau périodique moderne. Il s’agit davantage de qualités archétypales des substances. La Terre représente la solidité ; l’Eau la fluidité ; l’Air l’expansion, et le Feu la transformation.

Fréquemment, deux éléments sont prédominants dans une plante, exprimant une polarité, tandis que les deux autres sont moins apparents. Par exemple, la carotte sauvage présente un trait fortement terrien dans sa racine, et une qualité très aérienne dans ses feuilles et ses fleurs finement divisées. En tant qu’essence florale, elle travaille sur l’intégration du deuxième et du sixième chakras, harmonisant les énergies sexuelles et psychiques. L’aloe vera a par contre une relation forte avec le Feu, mis en évidence par son environnement chaud et sec ; mais son aspect Eau est mis en évidence par le gel humide présent dans ses feuilles, connu comme un remède calmant les brûlures ; son essence florale, quant à elle, agit sur les états de fatigue et de « burn out » liés aux conduites colériques.

7. Relation aux autres règnes présents dans la Nature

Le règne végétal cohabite avec les trois autres règnes présents dans la Nature : minéral, animal et humain. La qualité des relations d’une plante avec l’un ou l’autre de ces règnes exprime beaucoup au sujet de son caractère inhérent. Par exemple, la triteleia lilacina a une relation particulière au règne minéral, puisqu’elle pousse uniquement sur des sols légers recouvrant une roche sombre et volcanique. Son essence a beaucoup à voir avec la transformation profonde et le bouleversement de l’âme.

De nombreuses plantes ont une relation spéciale avec le règne animal à travers le phénomène de pollinisation par les insectes ou les oiseaux. Par exemple, l’asclépiade est pollinisée par le papillon monarque. Le papillon, quant à lui, à travers son contact avec les alcaloïdes présents dans la sève de l’asclépiade, devient toxique pour ses prédateurs. L’essence d’asclépiade aide l’âme à sortir d’un état de passivité et de dormance (comme dans une chrysalide) pour s’élever avec ses propres ailes. […]

Les humains ont eu un impact important sur la majorité du règne végétal ; nous avons développer des plantes pour nos besoins presque tout au long de notre histoire. Certaines plantes se sont épanouies dans une relation co-créative très étroite avec l’homme, et cette histoire doit être prise en considération pour comprendre leurs propriétés. Par exemple, le maïs s’est développé pendant plusieurs millénaires comme la plante sacrée des peuples américains natifs. Ses origines de plante semi-grasse mexicaine, de moindre importance à l’état sauvage, se perdent dans l’Antiquité. Le maïs robuste, fertile que nous connaissons aujourd’hui irradie une qualité guérisseuse enracinée profondément dans la culture native américaine ; elle est reliée à la capacité de l’âme humaine à se sentir nourrie et connectée à la Terre sacrée. C’est pour cela que nous pouvons conseiller l’essence florale de maïs à ceux qui se sentent stressés et désorientés par la vie urbaine et technologique moderne et ne parviennent plus à sentir la communion d’âme avec la Terre.

8. Couleur

Quel est le langage de la couleur dans la plante ? Sa manifestation la plus flagrante a lieu dans la floraison, lorsque les forces astrales pénètrent brièvement dans la plante. Néanmoins, de nombreuses plantes présentent des traits de couleur peu usuels, comme par exemple l’amaranthe queue de renard, avec sa couleur rouge pénétrante jusque dans ses racines, sa tige et ses feuilles, ou la castilleja et ses bractées d’un rouge flamboyant. Des variations subtiles des couleurs peuvent se manifester dans l’écorce et la tige de la plante, et même dans le vert présent dans tout le monde végétal : entre les verts argentés et doux des différentes armoises, le gris-vert subtile de l’olivier, les verts sombres des conifères, ou les verts émeraude des annuels de l’été. Le langage de la couleur nous dit beaucoup sur les qualités de l’âme d’une plante. Par exemple, pourquoi de nombreuses plantes aux fleurs jaunes, comme la moutarde, le millepertuis ou le genêt à balai ont-elles une action sur les états dépressifs ? Pouvons-nous y comprendre la nature de la couleur jaune, ses qualités expansives et sa capacité à trancher dans l’obscurité ? Autre exemple : il est possible de relever les qualités énergisantes et revitalisantes des plantes rouges et oranges comme la grande capucine, le zinnia ou la castilleja.

9. Autres perceptions par les sens : parfum, texture, goût

Toutes les expériences sensorielles peuvent être importantes pour faire connaissance avec une plante. Le parfum, la texture et le goût le sont tout particulièrement. Quelle est l’impression de l’âme qui reçoit le parfum si doux, parfois même enivrant, comme venu d’un autre monde, du lys ? Comment cette impression contraste-t-elle avec les arômes pugnaces et ardents des membres de la famille de la menthe, comme la lavande ou le romarin ? Et qu’en est-il de la fragrance délicate et éthérée du rosier sauvage ou de la fleur de cerisier ? Pouvons-nous comprendre ce qui se passe dans nos âmes lorsque nous faisons l’expérience de ces différents arômes, comment certains nous font sortir de nous-mêmes, tandis que d’autres nous font pénétrer plus profondément au cœur de notre être ? Comment cela se fait-il ? Et qu’en est-il des plantes qui n’ont pas ou que très peu de parfum ?

La texture des plantes est importante. Considérez les tiges de nombreuses plantes de la famille de la rose, munies d’épines qui peuvent blesser la peau. Comparez ce trait à la douceur soyeuse du calochortus superbus qui attire le toucher. Arrêtez-vous sur la texture hirsute et rude de la bourrache, la tige rigide de l’achillée millefeuille, l’écorce douce de la manzanita, la texture spongieuse et liquide du lotus, la sève abondante de l’asclépiade ; tous ces traits nous disent quelque chose au sujet des qualités essentielles de ces plantes.

Lorsque cela s’avère possible, goûter les plantes peut apporter de nouvelles révélations à leur sujet. Le goût épicé de la fleur du cresson des fontaines nous surprendra, surtout en la comparant à ses feuilles rondes, humides et à l’apparence « froide » ; la saveurs sucrée des fleurs roses et délicates de la manzanita est étonnante de la part d’une plante aussi dense et sombre ; les pétales de souci portent en eux un goût mystérieux mêlé de mort et de vie en même temps, tandis que les feuilles de menthe poivrée développent une sensation de chaud-froid sur nos langues. Lorsque nous vivons avec ces sensations dans notre âme, il nous est possible de parvenir à de nouvelles perceptions des qualités d’âme inhérentes à ces plantes.

10. Substances et processus chimiques

 

La science actuelle nous permet de connaître la composition chimique de substances variées, y compris celle des plantes. Ce qu’elle ne parvient pas à retranscrire, toutefois, c’est que ces substances sont aussi issues de processus et qualités énergétiques (pour en savoir plus à ce sujet, reportez vous aux cours d’agriculture de Rudolf Steiner). Par exemple, la silice (SiO2) indique un processus teinté de lumière et de clarté, comme dans le cas du quartz. Nous pouvons retrouver cela dans les poils fins de la bourrache ou dans les aiguilles du pin ou d’autres conifères. Une forte présence de silice dans une plante indique une relation particulière à la lumière, et des plantes comme la bourrache ou le pin aident l’âme à faire face à certaines formes de dépression ou de lourdeur.

La famille des légumineuses, à laquelle appartiennent le genêt à balais, le pois de senteur et le trèfle rouge, capture le nitrogène afin qu’il puisse fertiliser le sol. Dans ce processus chimique, nous voyons que quelque chose d’intrinsèquement « égoïste » est amené en relation avec la terre, et cette qualité nous donne un indice sur la manière dont les essences de ces plantes peuvent être des aides pour les âmes qui manquent de certaines forces sociales. Une présence forte d’alcaloïdes indique une pénétration importante de l’élément astral dans la plante, qui peut être toxique pour le corps physique mais stimulant pour le corps astral. Par exemple, dans la famille des renonculacées, ou trouve des essences comme le bouton d’or, le pied d’alouette, l’ancolie ou l’aconite qui éveillent les forces psychiques de l’âme.

Le potassium donne de la force à la structure des plantes, particulièrement à la tige. Nous pouvons repérer ce trait chez des fleurs composées comme l’achillée millefeuille ou l’échinacée. Cette qualité est une clé pour comprendre la capacité des essences préparées à partir de ces fleurs à apporter la force, la droiture et la valeur à l’âme.

11. Usages en médecine et en herbalisme

De la même manière que les constituants physiques des plantes sont indicatifs des forces et des processus en œuvre à travers elles, nous pouvons aussi apprendre de leurs propriétés médicinales afin de connaître leurs effets subtiles sur l’âme. Nous pouvons dire que les qualités de guérison de l’âme des essences de fleurs sont comme une « octave supérieure » de ces propriétés.

Par exemple, l’oseille est utilisée en cuisine et comme remède aux flatulences, consécutives à un problème d’assimilation de la nourriture. L’essence d’oseille agit sur l’incapacité à assimiler des impressions reçues à travers les sens, qui devraient nourrir notre âme, mais qui au lieu de cela sur-stimule notre psyché. L’écorce de saule est une source d’acide salicylique, le précurseur naturel de l’aspirine, remède connu pour les douleurs liées à l’arthrose et aux articulations raides. L’essence de saule du Docteur Bach est pour les personnes dont la rigidité d’âme s’exprime à travers certaines tendances comme la rancœur et l’amertume. Cette essence apporte davantage de flexibilité à l’âme et la capacité de pardonner et de lâcher prise.

12. Folklore, mythologie, sagesse populaire, qualités spirituelles et rituelles

 

En des temps reculés de l’histoire humaine, nous expérimentions une relation plus intime avec le monde naturel, et notre rapport aux plantes était basé sur l’instinct. Les reliques de cette connaissance instinctive des plantes survivent dans le folklore, dans les mythes, dans les enseignements rituels et spirituels […].

Par exemple, l’achillée millefeuille est nommée d’après le guerrier grec Achille. On la connaissait aussi sous le nom de « millefeuille du chevalier » [ndt : en anglais « Knight’s millefoil »] et on la portait pendant les batailles, pas seulement parce qu’elle avait la propriété d’arrêter les saignements, mais aussi en guise de protection spirituelle. Ceci est en résonance avec l’usage qui est fait de l’essence d’achillée pour soigner ceux qui sont trop sensibles, vulnérables, et qui ont besoin de protection psychique d’un recentrage de l’âme.

 L’iris tient son nom de la déesse grecque de l’arc-en-ciel, le pont entre les cieux et la terre, le lieu de rencontre de la lumière et de l’obscurité. Ainsi, elle est l’inspiratrice de l’âme, et l’iris est devenu l’emblème de la noblesse, la représentation du ciel sur terre. Nous utilisons l’essence d’iris pour éveiller la créativité dans l’âme, pour nous ouvrir à notre Muse, la voix de l’inspiration céleste.

Le millepertuis est associé aux festivités de la Saint-Jean, célébrée au moment du solstice d’été. Des brins de cette herbe étaient traditionnellement cueillis à ce moment-là et placés sur une croix au-dessus de l’entrée de la maison en guise de protection. Son nom botanique « hypericum » vient du grec et signifie « au-dessus d’un esprit », indiquant sa qualité protectrice. La phrase qu’on prête à Saint-Jean, « Il faut qu’il croisse, et que moi, je diminue », fait référence à la capacité de l’âme à décroître après le solstice d’été jusqu’à Noël, de la même manière que la lumière elle-même décroît après le solstice estival jusqu’à la date de naissance du Christ. Ainsi, l’essence de millepertuis apporte la protection à ceux qui sont incapables de rencontrer et d’assimiler la lumière cosmique de manière correcte, et qui souffrent alors de dépression ou d’autres formes de déséquilibre psychique.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s