L’Hysope

L’hysope est une plante d’origine méditerranéenne que j’ai découverte assez récemment [article initialement publié le 8 mai 2014], trois ou quatre ans tout au plus. C’est lors de courses dans un supermarché bio de ma ville que je l’ai repéré pour la première fois. Son nom m’a interpellé, certainement parce que je l’avais déjà croisé dans un de mes livres d’herboristerie, d’histoire des religions ou de magie verte. J’ai cédé à l’envie d’en acheter sans vraiment savoir ce que j’allais en faire, et grand bien m’en a pris puisqu’elle est depuis devenue une de mes simples préférées.

Mes premières recherches m’ont amené vers la Bible, dans laquelle l’hysope est citée à plusieurs reprises, avant tout comme un symbole de pureté et d’humilité ; on y fait notamment mention de l’utilisation de ses branches pour l’aspersion d’eau de purification ; le psaume 51, quant à lui, dit : « Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. »

Qu’importe s’il s’agit réellement ou non d’hysope (comme cela est contesté par différents auteurs, et remarquablement dans cet article du blog Books of Dante) ; mon expérience personnelle m’incite à la considérer comme une plante très puissante en matière de purification.

Commençons par faire le tour de ce que j’ai pu trouver à son sujet dans ma bibliothèque. Chez Vincent Lauvergne tout d’abord, l’hysope purifie les centres énergétiques. Elle est une plante de protection contre les maléfices et les mauvaises influences, que l’auteur recommande de porter sur soi dans un sachet de toile blanche pour purifier l’aura et protéger des influences négatives. Les éléments associés sont le Feu, l’Air et l’Eau ; les planètes, quant à elles, sont le Soleil et Jupiter ; enfin, les signes astrologiques correspondants sont le Bélier, la Balance et le Sagittaire. Voilà donc pour le «Manuel pratique de Magie Verte ».

Dans « l’Encyclopedia of Magical Herbs » de Scott Cunningham, le genre de l’hysope est masculin, la planète et l’élément qui y sont associés sont Jupiter et le Feu. C’est selon l’auteur la plante la plus utilisée pour la purification en magie. Cunningham propose de l’utiliser dans des bains, ou infusée puis aspergée sur des objets ou des personnes, ou encore accrochée dans la maison pour en chasser toute négativité.

A titre personnel, je l’utilise avant tout en infusion à froid (c’est-à-dire que je disperse quelques pincées de plante sèche dans un récipient d’eau froide) pour la purification :

  • J’y dépose mes pierres le temps d’une heure ou d’une nuit
  • J’y nettoie mes outils magiques
  • J’y trempe mes doigts ou un brin de branches de bouleau pour ensuite asperger la pièce que je souhaite purifier
  • Si je sens qu’une pièce est particulièrement chargée, je dispose le récipient au centre de la pièce pendant quelques heures ; une fois que je sens l’atmosphère plus légère, je rends l’eau à la terre (ou aux toilettes, on fait comme on peut 😉 )
  • Je me purifie, soit en utilisant l’eau en onction avec une formule consacrée, soit en trempant un temps mes mains dedans et en « faisant couler » le long de mes bras ce qui me pèse

Lors de certains travaux magiques particuliers, plus longs ou plus exigeants, il m’arrive de prendre un bain dans lequel je fais infuser au préalable un sachet empli d’hysope. Je complète souvent avec une tisane de la même plante, qui, une fois absorbée, conforte la sensation de pureté rituelle.

Pourquoi privilégier l’hysope plutôt qu’une autre méthode de purification ? Tout dépend justement de votre intention. J’ai pu constater que ces préalables rituels en compagnie de l’hysope, en plus de me purifier en profondeur, me rendaient particulièrement réceptive à des énergies ou des entités très « high vibes », plutôt célestes ou stellaires, et stimulaient mes capacités divinatoires et théurgiques. Je ne saurai expliquer exactement, mais j’ai généralement la sensation, après m’être bien imprégnée de l’essence de la plante dans mon bain et en buvant mon infusion, d’être entourée d’une bulle bleutée ou violette, je sens mes centres d’énergie du haut du corps particulièrement vibrants et réceptifs. Mes méditations comme mes rites et mes prières sont alors particulièrement profonds. C’est une herbe que je conseillerais par exemple à qui veut entamer un travail avec des divinités comme, la Déesse Étoile, Nuit,  Isis, Hekate sous son aspect Soteira, Inanna… Couplée à certains minéraux comme le lapis-lazuli ou encore l’améthyste, elle est vraiment une alliée de choix pour la connexion aux sphères les plus élevées de l’être comme du divin.

Plus généralement, l’hysope ne peut que faire du bien à qui se sent encombré d’énergies négatives, de peaux mortes spirituelles ; elle éclaircit l’esprit et chasse les doutes comme les idées noires, apportant paix, concentration et sagesse. A noter que dans le domaine de la phytothérapie, on l’utilise en infusion pour soigner les voies respiratoires et la sphère ORL ; elle a aussi des vertus dépuratives, qualités qui rejoignent grandement sa capacité à chasser les miasmes spirituels. Dans le cadre d’un travail de guérison, je recommanderais d’en ajouter une pincée dans un encens destiné par exemple à purifier la chambre du malade.

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