Vivekananda – Kâli la Mère

Les étoiles sont invisibles,
Des nuages couvrent des nuages,
L’obscurité est vibrante et sonnante.
Dans le vent hurlant, tournoyant
Errent les âmes d’un million de fous,
Juste sortis de la prison,
Tordant les racines des arbres,
Balayant tout sur leur passage.
La mer s’est jointe au frai
Et lance des vagues tourbillonnantes
A l’assaut d’un ciel d’encre.
L’éclair de lumière sanglante
Révèle de toutes parts
Mille fois mille ombres
De la Mort grimée et noire
Semant calamités et douleurs,
Dansant folle de joie,
Viens, Ô Mère, viens !

Car tu as pour nom Terreur,
Ton souffle exhale la mort,
Et chaque pas hésitant
Anéantit un monde définitivement.
Toi, « Temps » universel Destructeur
Viens, Ô Mère, viens !

Celui qui ose aimer la misère
Et étreindre la forme de la Mort,
Danser la danse de la Destruction,
En lui descend la Mère.

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