Tara Sanchez – Un bannissement avec Hekate

Traduction et très large adaptation personnelles d’un rituel proposé par Tara Sanchez dans son livre « The Temple of Hekate »

De nombreux rituels de bannissement connus trouvent leurs racines dans les traditions cérémonielles, comme la Golden Dawn ; ces rituels comptent parmi les techniques de « haute magie » qui ont franchi les frontières de genre, et sont désormais pratiquées dans d’autres courants contemporains, certainement en raison de leur simplicité et de leur efficacité. L’idée de bannir les esprits mal intentionnés n’est toutefois pas récente, puisque de tels sorts et rituels existent dès l’Antiquité, et dans un très large spectre de cultures ; la peur face à de tels esprits semble avoir été pandémique.

Dans un enseignement formel, c’est souvent une des premières pratiques qu’un néophyte doit maîtriser ; on la réalisera fréquemment deux à trois fois par jour pendant plusieurs mois, et à raison : si l’on n’est pas capable de mettre de l’ordre dans son propre bazar, mieux vaut ne pas risquer d’en créer un nouveau.

Réaliser un tel bannissement avant et après un rituel peut aider se débarrasser d’énergies négatives et d’entités qui n’ont pas été sollicitées ; une pratique régulière équilibrera corps et esprit ; après tout, toutes les énergies négatives ne viennent pas de l’extérieur.

Le rituel suivant prend seulement quelques minutes, et une fois maîtrisé sur le plan matériel, se voudra tout aussi efficace dans l’astral ; on pourra l’utiliser pour nettoyer l’espace astral autour de soi, en cas de rencontre avec une entité qu’on souhaite tenir à distance; avant de continuer à progresser dans son voyage astral, en travaillant dans son temple astral ou en revenant vers sa forme physique.

1/ Faire face à l’Est et lever les bras en geste de louange. Dire : « Salut à toi Hekate, toi qui règne au Carrefour des Mondes. Je t’invoque, de nuit comme de jour, dans la lumière comme dans l’ombre ; car je suis ta prêtresse et j’ai au creux de mes mains les Yeux du Ciel ; car je suis la porteuse de ta Flamme Immortelle, et mon cœur est encerclé par Tes serpents. »

2/ Faire un pas vers l’Est. Glisser ses pouces dans ses poings tout en frappant une fois le sol du pied. Dire : « Au nom de Hekate, qui règne au Carrefour des Mondes ; Que tout indésirable quitte ce lieu consacré s’il ne souhaite être consumé par les yeux du Ciel ; qu’il parte, s’il ne veut être banni pour une durée de neuf jours dans les profondeurs des Enfers. »

3/ Relâcher ses pouces et faire le tour du cercle jusqu’au Sud. Répéter l’étape 2/ vers le Sud.

4/ Procéder de même à l’Ouest du cercle, puis au Nord.

5/ Revenir à l’Est, s’agenouiller et frapper le sol trois fois du plat de la main. Dire : « Gouffre du Tartare, entrouvre-toi, Au nom de Hekate, ta reine infernale ; Yeux de la Terre, empare-toi des esprits indésirables en perdition, et soumets-les à ma Volonté ; qu’ils obéissent à mes souhaits et à mes ordres ; qu’ils quittent ce lieu consacré et cessent de m’importuner. »

Note : dans le rituel original, Tara Sanchez fait appel à Hélios en plus de Hekate. C’est donc un choix personnel de ma part de n’avoir conservé que la Déesse aux Torches dans ma traduction.

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Tradition Feri – Le rite du Kala

Une variante du rituel de Kala
Article de Valerie Walker paru en anglais sur son site

Traduction et adaptation personnelles.

Voici ma propre version du rituel du Kala, que j’utilise au quotidien. Elle peut être combinée à tout autre rituel de purification sous la douche.

Sous votre douche, une fois que votre corps et vos cheveux sont nettoyés, et avant de couper l’eau, tournez-vous et faites face à l’eau.

Vos mains sont croisées sur votre poitrine ; ouvrez-les en forme de coeur, en laisant couler le jet d’eau à travers le cœur, tout en soufflant votre intention de purification dans l’eau. Formez ensuite une forme d’œuf avec les paumes de vos mains, placez-les en coupe sous l’eau. Soufflez quatre fois dans l’œuf, et visualisez-le devenir de plus en plus noir et boueux avec chaque expiration. J’utilise alors le chant suivant [Ndt : n’hésitez pas à créer votre propre chant, selon votre inspiration !] :

Hekate, Kâli Ma, Dame des Trois Voies et des Espaces tout autour,
Que mon esprit soit purifié
Que mon mental soit purifié
Que mes émotions soient purifiées
Que mes actions soient purifiées.

Tandis que vous chantez, voyez l’eau dans vos mains être nettoyée et emplie de lumière ; l’eau fraîche qui passe à travers vos mains chasse l’eau boueuse et tout ce qui vous trouble ou vous bloque. Visualisez cette noirceur retourner à la terre ou jusqu’à l’océan. Videz vos poumons complètement, puis inspirez profondément, en les remplissant totalement. Retenez votre souffle. Tout en retenant votre respiration, ouvrez votre bouche et remplissez-la d’eau lumineuse recueillie au cœur de vos mains. Avalez cette eau et enfin, expirer.

Laissez l’eau couler en vous, sur vous, et acceptez sa bénédiction. Massez votre ventre, en prononçant des paroles positives pour vous, encouragez-vous, rassurez-vous, remerciez-vous. Soyez bon avec vous-même. Après votre douche, séchez-vous avec douceur et amour.

En allant uriner aux WC la première fois après le rite, souvenez-vous que cela fait aussi partie intégrante de Kala. Votre corps rejette toutes les impuretés. Tout acte d’excrétion est sacré, ainsi que toute absorption de nourriture, ou toute pratique sexuelle. Votre corps est sacré. »

Down by the riverside

J’ai toujours vécu à proximité d’une rivière.

 Enfant, celle qui passait derrière mon village marquait pour moi la frontière entre la civilisation et le monde sauvage. Dès que le temps le permettait, j’y errais pieds nus à ramasser des cailloux et à attraper des têtards ; sur ses berges, j’ai appris à reconnaître quelques arbres et plantes qui sont toujours parmi mes favoris. Croyez-moi, c’était le plus bel endroit sur terre.

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la Wicca, à la sorcellerie et aux néo-paganismes (dans un joyeux gloubi-boulga, oui oui ^^), comme c’est le cas pour beaucoup d’entre nous je pense, la méditation a été la première pratique vers laquelle je me suis tournée. Le hasard a fait que je déménage dans un faubourg de ma ville que je connaissais à peine, et à moins de 500 mètres de chez moi, alors que je vivais à côté d’un supermarché et au milieu d’immeubles plus gris les uns que les autres, coulait une autre rivière, miraculeusement coupée du tumulte urbain, au milieu de roseaux, d’aulnes et de saules (avec aussi quelques boulets qui venaient promener leur chien ou boire des bières, mais chhttttt, c’est déjà oublié) . Elles est devenue – ainsi que tout son environnement – une formidable alliée pour méditer pendant plusieurs années. Le bruit de l’eau, sa fraîcheur, ses reflets, sont autant d’éléments qui nettoient l’esprit et permettent de l’apaiser, le préparent et l’accompagnent dans un travail spirituel … Je ne vous apprends rien 🙂

J’ai encore déménagé il y a un an [article publié le 22 février 2015], dans un village ; et là encore, la rivière est à deux pas. On se connaît déjà, c’est la même que la précédente, juste plus rurale (ya moins de boulets et encore plus de vert, hourra !). Ma pratique à ses côtés s’est encore développée au fil du temps, j’avais envie de partager ici à ce sujet. Je l’aime d’amour, je vous jure.

Tisser des liens

Rien de fou pour cela, soyez simplement sincère et patient. Pensez aux offrandes bien sûr ; mais surtout, passez du temps auprès d’elle. Apprenez à la connaître. Parlez-lui. Écoutez-la. Soyez attentif aux arbres et aux plantes qui la bordent, aux oiseaux et animaux qui les fréquentent. Chantez. Peut-être vous soufflera-t-elle son nom … Pensez à lui glisser le vôtre 🙂

Nema, dans son ouvrage « Maat Magick » dont j’ai déjà traduit un extrait ici, propose un petit rituel qui s’adresse au Gange, et qui m’a inspiré quand j’ai commencé à travailler plus consciemment avec la rivière proche de chez moi :

« Oraison au Gange. J’utilise celle-ci dans toutes les circonstances où je suis au contact de l’eau, lorsque je bois, lorsque je me lave les mains, lorsque je lave ma vaisselle, mes vêtements, le sol… Quand je traverse un pont au-dessus d’une rivière ou d’un cours d’eau, quand je prends un bain ou une douche, quand je nage, etc.

« Salut à toi, ô Mère Gange, qui coule pour l’éternité autour du monde et retourne toujours à ta source. Purifie-nous alors que je te prie, dans le perpétuel rituel qu’est la vie. Hare hare Ganga. »  » [traduction personnelle]

Je ne me suis personnellement pas adressée au Gange mais directement au cours d’eau qui coulait près de chez moi ; comme bien souvent je ne me suis pas gênée pour adapter la forme ; quoiqu’il en soit, le fond est resté le même, et le travail constant et conscient avec l’élément aquatique, en lien avec « ma » rivière, a vraiment renforcé notre relation.

Pratiquer

 Des choses simples, très simples… Mais j’ai mis du temps à les concevoir/percevoir, alors peut-être ces quelques idées pourront-elles vous inspirer !

* Méditation : Une de mes enseignantes de yoga compare toujours le flot de pensées à des nuages, qu’il faut apprendre à laisser passer dans son ciel intérieur sans les retenir, sans se focaliser dessus… Au bord de l’eau, je demande à la rivière de les emporter dans son cours. Le chant de l’eau facilite grandement le lâcher prise… Même si vous bloquez, le courant finit par être plus fort. Essayez, c’est magique 🙂

* Introspection : l’Esprit de ma rivière me montre un visage changeant ; il est parfois léger, parfois sombre, d’autre fois totalement insaisissable à première vue. J’ai mis du temps à comprendre qu’en réalité, la rivière agit pour moi comme un miroir ; ce que j’en perçois, le visage qu’elle choisit de revêtir, les visions qu’elle m’offre… me renvoient un reflet de moi-même, de mon état intérieur… Et son courant me dépouille de tout artifice superflu, me rendant plus « lisible » à mes propres yeux. Plongez votre regard dans l’eau et voyez ce qu’elle a à vous révéler. Chez vous, vous pourrez également utiliser un miroir que vous aurez lavé avec l’eau de la rivière.

* Purification : Asseyez-vous au bord de l’eau, déposez vos outils, pierres, bijoux dans le courant ; lavez vos mains, vos pieds… Comme vous le sentez, selon votre intention (après une longue marche ou avant un rituel elle ne sera pas forcément la même). Difficile de trouver plus simple comme mode d’emploi, non ? 🙂 Gardez simplement à l’esprit, constamment, le mouvement de l’eau, qui emporte loin (loin, loin…) ce dont vous souhaitez être purifié. Ce type de purification me semble parfaitement indiqué avant un rite dans lequel on fera appel à des entités locales.

* Transformation : Observez l’eau de la rivière ; voyez comme elle s’adapte aux remous, franchit les obstacles, avec fluidité et dans un renouvellement constant. Elle poursuit sa route en dépit de tout, et adapte son flot à son environnement. La simple contemplation de ces phénomènes pourra vous inspirer dans votre propre avancée. Imprégnez-vous du mouvement perpétuel de l’eau ; utilisez-la en onction sur votre corps et demandez-lui de vous insuffler son pouvoir de transformation et d’adaptation, pour vous permettre de poursuivre votre cours ; baignez-y  vos talismans pour les charger de ces énergies mouvantes. Vous pouvez également rapporter une fiole chez vous pour vos travaux, mais attention : non seulement l’eau croupit facilement, mais surtout, enfermée de manière statique dans un bocal, elle perd de son tempérament … A utiliser rapidement donc 🙂

* Bannissement : J’ai expérimenté à deux reprises un petit rite de bannissement qui s’est montré assez efficace (bien qu’aux conséquences un peu weird la seconde fois !) ; préparez une poudre de bannissement (pour ma part, j’ai utilisé un mélange de sel, d’ortie, d’épines de prunellier réduites en petits morceaux, de molène et d’achillée, mais les combinaisons peuvent être variées, fouillez sur le net pour trouver des idées) ; rendez vous au bord de la rivière, expliquez-lui ce dont vous souhaitez vous débarrasser et pourquoi, demandez-lui de vous aider. Pensez à présenter une offrande. Si votre demande est acceptée, procédez comme suit : tournez le dos à l’eau ; en tenant la poudre dans votre main, concentrez-vous sur ce que vous souhaitez bannir, nommez cette chose (travailler sur un sigil vocal et/ou visuel pourra être un bon préalable) et jetez en même temps la poudre dans l’eau, par-dessus votre épaule. Laissez s’éloigner ce qui doit partir. Remerciez la rivière et partez sans vous retourner.

Je suis sûre que pour la réalisation d’un vœu, d’un but à atteindre, la rivière pourra aussi se montrer une alliée précieuse. Je n’ai pas encore eu l’occasion de composer quelque chose dans ce goût-là mais j’éditerai l’article si le moment se présente 😉

* Libation : Daniel Schulke, dans son « Viridarium Umbris », suggère d’utiliser l’eau des rivières (ou de n’importe quel cours d’eau) en guise de libation, offerte au sol, avant toute pratique sorcière. Le fait qu’elle soit une eau mouvante ferait d’elle une libation toute indiquée – et plus le courant sera fort, mieux ce sera. Je ne l’ai pas encore fait, mais puisque je viens tout juste de le lire il y a quelques jours, je partage l’idée 🙂 Elle me semble bien à propos dans un travail avec des esprits locaux.

* Préparation : ajoutez l’eau de votre cours d’eau à une préparation qui sera ajoutée à vos bains, utilisée au cours de vos rituels … C’est ce que font les pratiquants du Lucumí dans l’omiero .

Tradition Feri – La prière à la Fleur

 La réflexion proposée est celle de Valerie Walker
Traduction et adaptation personnelles

Quelle est cette fleur au-dessus de moi ?
Et quelle est l’œuvre de ce Dieu ?
Je me connais dans toutes mes parties.

Voici la première prière à faire dans une pratique quotidienne. D’après Victor Anderson, elle vient de la Huna, et marque un premier pas dans la définition de ce que nous souhaitons accomplir, et dans quel but. En vous attardant sur sa signification, vous y verrez une paraphrase de l’énigme du Graal à laquelle Perceval a échoué, et qui a retardé sa conquête du Graal pendant si longtemps : « que signifie ces choses ? Et à quoi servent-elles ? ». Ceci est très significatif : chaque pratique quotidienne est un microcosme de la la Quête de Vision, la recherche de notre propre Saint Graal (as above, so below) ; c’est l’attention continue que nous portons à notre travail personnel qui nous conduit sur la voie vers notre Vraie Volonté.

La « fleur au-dessus de moi » est une belle vision de notre propre divinité. Si vous pouvez réellement voir qu’une partie de vous est également une partie de la Déesse, que vous êtes en partie de nature divine, cela vous conduira à vivre une vie emplie de respect envers vous-même – et envers les autres, puisque vous n’êtes pas le seul dieu dans le coin. Par ailleurs, vous rappeler que vous êtes aussi humain et mortel vous permettra de ne pas vous complaire dans l’autosuffisance, ce qui est arrive trop souvent à ceux qui suivent un cheminement spirituel.

« Quelle est l’œuvre de ce Dieu ? » En voilà une question, n’est-ce pas ? Une auto-analyse constante, une attention constante, un soin constant envers votre personne aux niveaux physique, mental et spirituel, vous mène à … Quoi ? Pas seulement à avoir un corps en bonne santé, bien nourri, bien exercé, épanoui sexuellement, ainsi qu’un mental vif et intéressant, empli de talent (bien que tout ceci soit de bonnes choses) ; c’est en réalité un moyen pour la Déesse d’œuvrer sur terre. Cette phrase me remémore les paroles de Victor Anderson : « Dieu est Moi, Je suis Dieu, et Dieu est une personne comme Moi. » L’œuvre de ce Dieu est l’œuvre de cet être humain ; peu importe ce qu’il est, il est toujours un rappel mondain de la nature transcendante de chaque acte ordinaire. Si je nettoie le sol, et le fait pour Hestia, bien plus que le sol sera nettoyé au cours de ce processus. Cora Anderson, alors que quelqu’un l’observait en train de couper des légumes avec un couteau rituel, expliqua : je ne suis pas en train de dé-consacrer le couteau ; je consacre les légumes. »

Sur son site personnel, le coven feri/vicia Mandorla propose de pratiquer cette prière de la façon suivante :

Visualisez votre Moi Divin flottant juste au-dessus de votre tête, comme une belle boule de lumière bleue. Vous pourrez peut-être sentir sa présence par quelques picotements au sommet de votre crâne.

Respirez profondément ; inspirez sur quatre temps, expirez sur quatre temps, afin de rassembler du Mana [Ndt : équivalent au Feu Bleu tel qu’on le nomme également dans la tradition feri ; on peut aussi le comparer au prâna, au qi, etc. C’est la Force Vitale par excellence]; lorsque vous sentirez que vous avez rassemblé une forte charge de Mana, inspirez profondément une dernière fois et dites la prière.

Après avoir dit la prière, basculez votre tête en arrière et soufflez profondément vers le haut. Vous relâchez ainsi le Mana, qui nourrit directement votre Moi Divin.

Après un moment, une partie de l’énergie bénie reviendra de votre Moi Divin, un peu comme une pluie légère et rafraîchissante.

Enfin, dites : « Puissent mes trois âmes être alignées. »

Tradition dianique – Bénédiction pour soi

Ceci est une traduction et adaptation personnelle d’un rituel de bénédiction associé à une onction des différentes parties du corps, à réaliser sur soi-même. Je me suis inspirée en partie d’une traduction proposée sur Les Portes du Sidh, et, pour l’essentiel, d’un texte issu de la tradition dianique

Pour l’onction, il est possible d’utiliser différentes choses, selon votre intention : eau lustrale, eau et sel, eau et vin, huile … Pour ma part, j’apprécie particulièrement l’usage d’une huile parfumée consacrée à cet effet, mais selon les envies et besoins du moment, il m’arrive de faire usage d’une eau de source chargée d’énergie lunaire, ou d’eau de rose 🙂 Bien entendu, j’invite les hommes à partager leurs propres versions de ce rite, destiné en priorité aux femmes …


Bénis-moi Mère, car je suis ton enfant.
Bénis mon esprit, qu’il soit toujours empli de Toi.
Bénis mes yeux, qu’ils soient ouverts sur toute la beauté et la magie
qui résident dans l’Univers, et en moi.
Bénis ma bouche, qu’elle chante et dise ma Vérité, fortement,
clairement, et avec conviction.
Bénis mes mains, qu’elles réalisent Ton œuvre et manifeste ma Volonté.
Bénis mon cœur, qu’il s’ouvre à tout l’Amour présent dans le monde.
Bénis ma poitrine, qu’elle berce et nourrisse toute Vie.
Bénis mon plexus solaire, la flamme dans mon ventre,
l’étincelle qui accomplit le Désir de mon cœur.
Bénis ma matrice, mon yoni, porte de la Vie,
pour le plaisir et pour la création.
Puissé-je créer comme Tu as créé,
quand tu as fait naître de Toi l’Univers tout entier.
Bénis mes jambes et mes pieds,
qui me portent fermement sur ma voie de Vérité.

Bénis-moi, et sois bénie.

Tradition Feri – La Prière à la Bougie

Traduction et adaptation personnelles

Nut, Reine d’Épées, Haindl Tarot

Le rite de la Bougie est un rite traditionnel d’ouverture issu de la tradition Feri, au cours duquel nous invoquons la présence de la Déesse Étoile – l’origine primale de toute création – en nous associant symboliquement à la création de l’univers. Il marque l’ouverture de tout rituel Feri, et est la première étape (voire parfois la seule) dans la création de l’espace sacré. Dans le courant Feri, chaque rituel commence avec l’allumage de la bougie de la Déesse Étoile, et termine avec son extinction.

Prenez votre temps avec cet exercice. Il peut sembler excessivement simple à première vue, mais il est une étape importante vers le développement de votre pouvoir personnel. Quand vous vous sentirez à l’aise avec lui, vous pourrez l’étendre en ajoutant d’autres éléments rituels, mais au début, soyez sûr de bien prendre le temps de vous concentrer sur le changement d’énergie lorsque vous allumez, puis éteignez, la bougie.

La prière

Commencez par vous relaxer et vous ancrer.

En sentant la présence du pouvoir à l’intérieur de vous,  allumez votre bougie d’autel (traditionnellement noire) et imaginez qu’une partie de votre pouvoir est projeté dans la flamme, où il irradiera pour mieux vous revenir chargé du pouvoir de la Divinité. Regardez doucement la flamme, et imaginez que cette flamme est identique au feu de la présence Divine qui brûle en vous. Prenez votre temps. Lorsque vous sentez que vous êtes parvenu à cette sensation, croisez vos bras sur votre poitrine (le gauche sur le droit) et dites :

Sainte Mère

En toi nous vivons, nous nous mouvons, nous sommes.

De toi émergent toutes choses

Et vers toi retournent toutes choses

 

Penchez-vous vers la bougie en signe de révérence, en ayant conscience que cette flamme ne fait pas que représenter la première lumière ayant divisé l’obscurité ; elle est cette lumière.

Continuez à respirer doucement, en sentant cette présence pendant quelques instants. Vous pouvez ensuite réaliser tout autre rituel ou activité de méditation, ou vous pouvez passer à l’étape suivante.

Lorsque vous vous sentez prêt, remerciez silencieusement la Déesse Étoile pour Sa présence. Imaginez que vous rappelez à vous le pouvoir que vous avez donné à la bougie au moment de son allumage… Sentez-le entrer en vous lorsque vous inspirez, et sentez que vous l’absorbez complètement, vous rendant fort et entier. Soufflez la bougie et respirez en silence le temps d’au moins trois respirations.