Robert Cochrane – A propos des Mystères

Extrait de « The Craft Today »
Traduction et adaptation personnelles

Toute pensée mystique est basée sur un principe majeur : la réalisation de la vérité, comme opposée à l’illusion. L’étudiant des « mystères » est avant tout un chercheur de vérité, ou, comme l’ont désigné les anciennes traditions, de « Sagesse ». La magie n’est qu’un effet secondaire de la quête de vérité, et détient une position inférieure à cette dernière. La magie, qui est le développement total de la volonté, est un produit de l’Âme dans sa recherche ultime de la connaissance. Elle émerge donc après coup, d’un cheminement bien plus vaste : force perçue en tâchant d’atteindre un but bien plus important dans l’exploration du soi, il faut être capable de l’appréhender. Aucune vérité ésotérique sincère ne peut être écrite ou formatée dans un cadre de pensée. La vérité, à ce degré, ne peut être sujette à quelque pensée empirique, elle devient seulement visible à l’individu observateur, et à ceux qui suivent un chemin similaire dans la perception.

A travers toute l’histoire de l’humanité, il y a eu des mythes, des écoles de pensée et des maîtres qui ont montré la voie pour atteindre une connaissance opérative de la pensée ésotérique et de la philosophie, en utilisant davantage l’inférence que la méthode directe pour enseigner quelque approche de la vérité cosmique. Le choix du secret de ces Maîtres n’a rien à voir avec une quelconque préservation des Mystères, puisque tout ce qui peut être dit à leur sujet a déjà été retranscrit dans le folklore, dans les mythes et les légendes. Ce qui n’est pas délivré, c’est leur explication.

Il a été reconnu que ces légendes, ces rituels et ces mythes ont constitué des routes traversant les nombreuses couches de la conscience jusqu’à cette zone de l’esprit où l’âme peut exister dans sa totalité. Ils sont, ainsi que les enseignements et les disciplines qui les accompagnent, ce que l’Occident décrit comme Mystères. Les Mystères sont, par essence, des moyens pour l’homme de percevoir sa propre divinité inhérente.